Journée au Lac Bleu

TOUTES EN PISTE : LES GRENOUILLES ENQUETENT !

En passant par le Lac Bleu de Rœux le dimanche 5 octobre 2014, il était probable de croiser de drôles de créatures… Arsouille Lupouille et Fripouille, les grenouilles, accueillaient leurs équipes d’enquêtrices et d’enquêteurs pour un jeu de piste amphibien.

En effet, le collège féminin du CODEP Nord organisait une journée familiale qui avait pour objectif de faciliter l’accès à la plongée des femmes licenciées, qui ne plongent pas souvent, surtout celles qui disent manquer de temps le weekend, car elles s’occupent de leur famille. Il s’agissait aussi de faciliter la découverte de la discipline des femmes non licenciées, de montrer aux personnes qui ne plongent pas ce que pratiquent celles qu’elles accompagnent et de les intéresser. Enfin, tout le monde a pu découvrir ou redécouvrir la faune et la flore terrestres et aquatiques du Lac Bleu de Rœux, tout en s’amusant.

Tout comme les grenouilles qui vivent à la fois sur terre et dans l’eau, le caractère amphibien de la journée permettait idéalement à chacun-e de trouver une activité adaptée à ses envies. A travers un parcours sous-marin ou un parcours aquatique, la soixantaine de Nordistes qui se sont prêté-e-s au jeu ont enquêté en suivant l’itinéraire proposé sous l’eau ou sur l’eau afin de récupérer le code de déchiffrage des indices. Puis l’après-midi, le long d’une jolie promenade ensoleillée autour du lac, des stands ludiques évoquant la gestion des déchets, les nœuds marins et la faune et la flore lacustres ou proposant des activités sportives, telles qu’une course en sac ou une épreuve de pétanque, les attendaient pour gagner des indices en bois. Et, au final, les dix équipes ont trouvé la solution à l’énigme.


Chacune d’entre elles devait compter au moins 50% de femmes ; et pour aider à atteindre cet objectif, des toilettes avaient exceptionnellement été installées sur le site. Cette absence régulière de toilettes sur les sites de plongée était, en effet, souvent relevée dans le questionnaire élaboré par le collège (cf Subaqua mai-juin 2014 n°254) comme facteur pouvant freiner la pratique féminine de la plongée.

Cassiopée, 12 ans, qui faisait équipe avec sa maman Béatrice, son papa Franck et sa grande sœur Cassandre, tous quatre plongeurs, garde un très bon souvenir de cette journée. Elle indique que, dans l’histoire proposée, « on devait savoir pourquoi la grenouille avançait alors que toutes les autres grenouilles étaient découragées. » Et, concrètement, « on a découvert la nage en eaux vives, on a plongé et on a fait une balade autour du lac. Le but était de reconstruire un genre de puzzle. Et on a aussi fait des nœuds marins. Après on devait deviner la durée de vie de plusieurs déchets ». Cassandre, 15 ans, ajoute : « On n’a pas trouvé le code facilement sous l’eau. On s’est un peu perdus ! ». Et pour cause, comme le souligne Béatrice, la maman, « on a eu la possibilité de plonger à quatre : les enfants étaient encadrées par un moniteur, et Franck et moi les suivions en autonomie, en serre-file. C’était la première fois qu’on avait l’occasion d’être sous l’eau en même temps et que l’on pouvait voir les mêmes choses au même moment. Donc c’était génial. En plus, c’était rigolo de chercher les indices sous l’eau ! ». Romain, 11 ans, plongeur d’or, a lui aussi participé à la journée avec sa famille. Son frère et sa correspondante ne sont pas plongeurs mais se sont initiés à la nage en eaux vives. Ce que Romain a préféré : les activités terrestres de l’après-midi qui permettaient de gagner les indices, de découvrir le tour du lac tous ensemble en s’amusant… tout comme Cassiopée.

En résumé, lors de cette journée les participant-e-s ont été séduit-e-s par trois points. Le jeu de piste était une occasion inespérée de faire le tour du Lac Bleu, où l’on vient généralement plus pour plonger que pour marcher. La nage en eaux vives a aussi été une belle découverte pour beaucoup. Enfin, de nombreux enfants ont adoré l’épreuve qui consistait à ramener des déchets présents au fond du lac.

Le mot de conclusion de Romain: « il n’y a rien à changer, il faut recommencer… ». Pour Béatrice, cette initiative est à refaire car elle permet ce qui est habituellement rare en club : plonger avec toute la famille en même temps. Une belle réussite familiale, donc, pour le collège féminin

LE COLLEGE FEMININ DU CODEP NORD

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